Histoire de Saint-Joachim
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Saint-Joachim Capitale de la Brière

 

 

 

 

 

Introduction

Entre l’estuaire de la Loire et celui de la Vilaine se trouve une vaste dépression marécageuse d’environ 19 000 hectares. Une partie de ce marécage, appelé Grande Brière Mottière possède un statut particulier.

Rappelons que sous l’Ancien régime cette Grande Brière Mottière était la propriété des habitants de 14 paroisses (Besné, Crossac, Donges, Escoublac, Guérande, Herbignac, La Chapelle-Launay, Montoir, Pontchâteau, Prinquiau, Saint-André-des-Eaux, Saint-Lyphard et Saint-Nazaire) ainsi l’axiome (qui définit qu’aucune terre n’est pas sous l’emprise d’un seigneur) n’a pas lieu sur les marécages de Brière. Au fil du temps ces 14 paroisses deviendront 21 communes suite à des détachements.

Citons les : La Chapelle des Marais, Saint-Joachim, La Turballe, Pornichet, Trignac,et Saint-Malo-de-Guersac.

1461 un temps mouvementé

Le 8 août 1461 le duc de Bretagne, François II, par une lettre patente, reconnaît les droits des habitants de Brière. Or sa fille, la duchesse Anne ratifie la lettre de son père. Pourtant durant les siècles qui suivirent plusieurs lettres patentes ou ordonnance royal ont re-confirmé cette propriété ou privilège concernant les habitants de Brière.

1538 – 1784 en bref

  • 18 septembre 1538, ordonnance de François Ier(époux de la fille d’Anne de Bretagne);
  • février 1566, lettre patente de Charles IX;
  • 10 janvier 1567, déclaration sur les remontrances du parlement de Bretagne;
  • 27 avril 1567, déclaration de Charles IX;
  • 9 février 1610, réponse de Louis XIII aux remontrances des États de Bretagne;
  • 1629, ordonnance de Louis XIII;
  • 20 juin 1677, création d’une chapellenie à Saint-Joachim;
  • 1745, la paroisse devient succursale de Montoir de Bretagne et prend le nom de Saint-Joachim la Trêve. Les actes de l’État y sont désormais dressés;
  • 30 septembre 1750, arrêt du Grand Conseil;
  • 21 mai 1756, arrêt de la Grande Chambre du parlement de Paris;
  • 1771, La Chapelle des Marais est détachée de Missillac et sera la 15ème paroisse, suivront ultérieurement Saint-Joachim détaché de Montoir de Bretagne, Sainte-Reine détaché de Pontchâteau, puis Trignac, Saint-Malo de Guersac, La Turballe et Pornichet;
  • 19 janvier 1781, extrait des registres d’État;
  • 28 janvier 1784, lettre patente de Louis XVI (dernière en date à cause des projets d’assèchement des marais que les Briérons refusaient catégoriquement). Sur l’avis du Conseil d’Etat, Louis XVI reconnaît tous les droits de propriété des habitants de la Brière en étant l’accent sur le fait que la paroisse de Saint-Joachim a fourni constamment au service au roi, de 850 à 900 marins, nombre jamais égalé par aucune paroisse maritime;
  • 13 mais 1784, arrêt du Parlement de Bretagne;
  • 12 novembre 1784, extrait des registres du greffe des Etats de Bretagne;
  • 1789, la croissance démographique de Saint-Joachim fit acquérir son autonomie de paroisse;
  • 1790, Saint-Joachim devient une commune sous le nom Les Isles. Elle fait partie du canton de Pontchâteau et de l’arrondissement de Saint-Nazaire.
    Après la révolution le nom initial est rétabli.

les guerres

1914 – 1918

la déclaration de guerre fut accueillie avec calme par toute la population. Les hommes appelés à l’armée se rendirent en bandes, drapeaux et tambours en tête, à la gare, accompagnés de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants. Tous pensaient que les hostilités seraient courtes et se séparèrent presque joyeusement pour accomplir le devoir que la Patrie leur demandait.

Sur 4994 habitants en 1914, 1000 furent mobilisés

La guerre a laissé des empreintes douloureuses dans l’histoire locale. Les noms des 145 victimes sont gravés en lettres d’or sur la stèle commémorative, qui est élevée dans l’église.

Nombre de morts par année
24 en 191441 en 1915
23 en 191626 en 1917
28 en 19183 en 1919

1939 – 1945

Après 20 ans de paix, les fils des poilus de 14/18 furent contraints, comme leurs pères, de rejoindre le front de l’Est. Pendant les années noires, les habitants de Saint-Joachim connurent la peur, les contraintes, le couvre-feu, les privations et malheureusement pleurèrent leurs morts. Au total ce seront 12 personnes qui perdront la vie suite aux bombardements, à la déportation, à la captivité, mais aussi à cause du front. Les Allemands, dès leur arrivée à Saint-Joachim, réquisitionnèrent plusieurs maisons dans le bourg afin d’y établir leur Kommandantur.

Suite à divers bombardements, menés par les Britanniques et les Alliés (sur Saint-Nazaire, Penhoët, …), le nombre de réfugiés augmenta considérablement. Il y aura aussi un grand nombre de décès.

la vie religieuse

  • Depuis le Xème siècle, Saint-Joachim ou le pays des Grandes Isles, appartenait à la paroisse de Montoir de Bretagne. Les Fidèles, trop éloignés pour assister aux offices de Montoir de Bretagne, réclamèrent un chapelain et construisirent la première chapelle, dédiée à Saint-Joachim et à Sainte-Anne;
  • 1745, on commença à baptiser dans la petite chapelle. Le cimetière fut établi autour de celle-ci;
  • 1783, cette première chapelle trop étroite, fut remplacée par une église;
  • 23 mars 1784, eut lieu la bénédiction de cette nouvelle église succursale de Montoir. On peut lire sur le registre paroissial : paroisse de saint-Jouassin et Sainte-Anne, nom choisi en l’honneur de la patronne des marins(le nom de sainte-Anne);
  • 1790, pendant la révolution, la trêve de Saint-Joachim fut détachée de Montoir et devint commune autonome sous l’appellation Les Isles;
  • 29 septembre 1793, les troupes du général Avril incendièrent l’église;
  • 1802, l’Abbé Jacques Vaillant devient le premier curé et fondateur de la paroisse;
  • 1803, une nouvelle église fut édifiée à l’intérieur de l’ancien cimetière;
  • 25 décembre 1858, un incendie accidentel détruisit l’église. L’année suivante, un lieu de culte provisoire, en bois, fut construit dans le chemin menant au presbytère;
  • Le 14 juillet 1861 eut lieu la bénédiction de la première pierre de la nouvelle église par Monseigneur Laborde, évêque de Nantes;
  • 23 novembre 1862, l’église actuelle fut mise en service;
  • 30 septembre 1895, l’église est achevée par une cérémonie d’une grande solennité, Monseigneur Laroche en fit la consécration;
  • Au début du XXème, comme partout en France la religion influençait incontestablement la vie des Briérons. les fêtes religieuses revêtaient un caractère solennel et attiraient une foule de fidèle;

Quelques photos

 Quelques photographies anciennes, avec notamment le marais, l’ancienne gare, la grande rue et l’église…. 

marais 1903 la gare St joachim-la grande rue eglise

Un grand remerciement à l’association : La Pierre Chaude.